Making of « Le Samurai et la Soubrette », épisode 5

Pourquoi Samurai Champloo ?

L’épisode 5 du podcast « Le Samurai et la Soubrette », dédié au célèbre Samurai Champloo, a nécessité, comme tous les autres épisodes avant lui, pas mal de travail.

Mais saviez-vous qu’il s’agissait, à la base, du deuxième épisode à être imaginé et programmé ?
Dès les premières notes consacrées à un projet balbutiant, et qui allait devenir ce podcast, il était très clair que le premier épisode ne pouvait être consacré à une œuvre autre que Kill la Kill. Jean, dit « La Soubrette », n’y aurait pas survécu.

Il nous fallait alors déterminer sur quoi orienter notre deuxième épisode. De préférence, quelque chose du même acabit : une série animée sur laquelle nous aurions tous les deux des choses à dire, avec une véritable identité, des choix osés, et qui soit particulièrement chère à Xavier, dit « Le Samurai ».

Un nom s’est rapidement imposé : Samurai Champloo.

La première intervention de guests

La structure que nous avons imaginée est simple: Chaque épisode est d’abord introduit par un court trailer. Puis, viendrait l’épisode en lui-même, démarrant par une introduction sous la forme d’un sketch, suivie par le speech – constitué d’une accroche, du contenu, et d’une conclusion.

Pour Samurai Champloo, il était question que le personnage de Jean, le dénommé « Taro », traverse un village, de préférence dans une ambiance comme celles que l’on retrouve dans les villages de la série.

Nous avons décidé de faire appel à des guests, afin d’incarner différents personnages secondaires pour donner vie à ce village.

Sans plus attendre, voici un petit making-of pour vous faire découvrir comment nous avons concocté cet épisode.

Première phase : sélection et écriture

Techniquement, la première étape de pré-production d’un épisode consiste à en sélectionner le sujet. Généralement, il s’agit du choix de la série animée qui sera abordée ; plus rarement, il peut s’agir du choix d’un sujet plus global, comme avec notre épisode hors-série de suggestions de visionnage.

L’écriture, reconstitution (1/2) : à deux, on est nettement plus créatifs.

Concrètement, cette première étape est assez rapide. Le gros du travail, en revanche, c’est l’écriture.
Il faut tout d’abord imaginer un trailer. L’enjeu, c’est que le public puisse, avec les musiques et les dialogues, deviner de lui-même quel sera le sujet de l’épisode.

L’écriture, reconstitution (2/2) : pour le meilleur, ou le pire…

L’introduction, c’est le passage qui demande le plus de créativité. Si les trailers sont souvent relativement assimilables au concept de base de la série en question, les introductions sont plus créatives, détournées pour nous permettre de coller à la diégèse de la colocation du podcast, et elles sont plus longues. Elles nous demandent souvent plus d’itérations, et il arrive régulièrement que l’on retravaille encore le texte au moment d’enregistrer.

L’écriture, la vérité (1/2) : il faut l’avouer, c’est déjà moins flatteur.

Une fois l’introduction écrite, il nous reste la partie speech. On pourrait croire que c’est une activité individuelle, puisque chacun a ses propres opinions et sa propre analyse de la série animée ; c’est en réalité plus compliqué que ça.

L’écriture, la vérité (2/2) : le vrai visage du Samurai et de la Soubrette…

Dans un premier temps, chacun prend des notes durant/suite à son visionnage des épisodes, en essayant de les structurer.
Dans un second temps, une mise en commun nous permet d’en dégager un plan, de répartir équitablement le temps de parole, et c’est l’occasion de débattre sur nos impressions.

Sachant que l’épisode n’est pas conclu avant qu’un savoureux extrait de la VF ne se soit fait entendre !

Deuxième phase : enregistrement et montage

Tout est écrit, tout est prêt, il n’y a plus qu’à enregistrer… Le Samurai saute dans le train, le bus, ou utilise ses pouvoirs de poulpe extraterrestre pour se déplacer à Mach-20 et rejoindre au plus vite le manoir de la colocation.

L’enregistrement : dernière relecture du texte avant de se lancer !

L’enregistrement : c’est parti !

Quelques mousses acoustiques, un micro directionnel stéréo Azden fabriqué main au Japon, délicatement fixé sur une fixation de type lyre, placée sur un bras articulé… et, surtout, l’acoustique et les enfants d’abord : nous devons veiller à ne pas parler à une trop grande distance du micro. Dans le cas contraire, le besoin d’amplification serait supérieur et la réverbération ne serait pas bien loin.

L’enregistrement : la suite

Nous travaillons actuellement sous Audacity. Il n’est pas exempt de défauts, dont de nombreux petits écueils non-bloquants mais qui seraient aisément corrigeables… mais c’est un logiciel libre, open-source et gratuit, et nous le maîtrisons assez bien.
L’option du passage à un autre logiciel n’est pas exclue, mais il nous faudra prévoir un temps d’adaptation, le cas échéant.

La machine qui fait tourner tout ça est suffisamment costaude pour des projets audio de si petite envergure. Côté processeur, c’est un Ryzen 7 1700X placé sous refroidissement liquide, actuellement aux fréquences stock. Côté mémoire, il est accompagné par 32 Go de DDR4.

Un serveur domestique dédié sert également de support pour faire des copies de redondance et de sauvegarde.

L’enregistrement : la Soubrette entre en scène !

Les puristes vous le diront : il faut toujours s’enregistrer debout. Droit. Sans expressions sur le visage. J’ai fait pas mal de théâtre, ainsi que du chant, et j’ai enregistré ma voix pour d’autres projets du genre à plusieurs reprises ; avec le recul, je pense pouvoir dire que cela fonctionne comme beaucoup de disciplines. Une fois les règles acquises et maîtrisées, on sait juger lorsqu’il est possible de s’en affranchir.
Il faut dire que le bras articulé est un peu juste en longueur, et le bureau un peu bas, pour pouvoir enregistrer debout de façon confortable. La très grande majorité de nos dialogues s’enregistre confortablement assis dans une chaise de bureau ou sur un tabouret de pianiste.

L’enregistrement : n’apprenons-nous pas notre texte ?

Nos texte, il n’est pas nécessaire de les apprendre; ils sont susceptibles d’évoluer jusqu’au dernier moment. Nous retravaillons régulièrement les dialogues au moment de les enregistrer.

Une passe « prototype » où Jean enregistre seul sa voix, et joue le rôle de tous les personnages, est généralement effectuée pour les trailers et les introductions. Cela permet de mettre en évidence des phrases complexes dans leur prononciation, des problèmes de répétitions, et vérifier d’une manière générale que le timing est bon et que les dialogues se répondent bien.

Troisième phase : l’arrivée des guests

Pour cet épisode sur Samurai Champloo, nous avons donc fait appel à des gens sympas pour nous aider à enregistrer un panel de voix plus varié.

Axel a déjà prêté sa voix dans le domaine de la publicité

En tout, quatre guests ont prêté leur voix à un ou plusieurs personnages pour cet épisode sur Samurai Champloo. Le résultat est bien plus sympa que le prototype où il n’y a que la voix de Jean, croyez-nous sur parole !

Morgane prête sa voix à deux personnages différents

L’épisode 5 est le premier épisode pour lequel nous avons fait appel à d’autres personnes, et c’est la seule et unique raison pour laquelle il n’a pas pu être cet épisode 2 que nous avions prévu.

Il n’est pas exclu, à l’avenir, de faire intervenir d’autres personnes dans le podcast. Que ce soit pour la partie « fiction », ou pour le débat. Qui sait, il s’agira peut-être de vous ?

Merci de continuer à écouter les jérémiades du Samurai et de la Soubrette. Nous nous donnons à fond, en espérant que cela vous plaise !